Les "responsables" de l'islam de France sont invités au château du ministre de l'Intérieur (19 et 20 décembre 2002)




En continuité de ses démarches mêlant ingérence et compromission avec des associations intolérantes, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a convoqué dans son château de Nainville les Roches (Essonne) tout ce que l'islam compte de prétendants à la représentativité. Il a ainsi forcé définitivement les musulmans à signer un accord déjà prêt qui confie la présidence du Conseil Français du Culte Musulman à la Mosquée de Paris, bien heureuse de passer devant ses rivales, l'UOIF et la FNMF qui obtiennent chacune une vice-présidence. Sarkozy a donc signé un pacte avec le diable en conviant à sa table, et en leur manifestant les plus grands égards, des personnalités réactionnaires et des associations qui font de la séparation avec les "impurs" leur principale politique. Les nouveaux responsables musulmans ainsi adoubés comptent bien utiliser le CFCM pour faire entendre leur point de vue sur des questions de société telles que l'IVG (Mohammed Bechari, président de la FNMF, France Inter 20 décembre 2002), la bioéthique (Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon, Libération 19 décembre 2002) ou encore l'enseignement du fait religieux (Fouad Alaoui, secrétaire général de l'UOIF, Libération 21 décembre 2002).

Il est à craindre qu'on assiste au sein du CFCM à une alliance entre les représentants les plus fondamentalistes qui pourraient alors dominer le conseil. Mais dès avant sa création, on sait que ce conseil recevra une subvention de 160000 euros versée par les Conseils Régionaux (Libération 19 décembre 2002)! Il faut donc souhaiter vivement que cette union contre nature de croyants tous adversaires les uns des autres implose rapidement et montre l'islam pour ce qu'il est, une idéologie antidémocratique et antilaïque.


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