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14 et 15 janvier 2008 : Nicolas Sarkozy en Arabie Saoudite."Sur la condition des femmes, sur la liberté d’expression, l’Arabie saoudite elle aussi s’est mise en mouvement", Nicolas Sarkozy à Ryad devant le Conseil consultatif d'Arabie Saoudite, 14 janvier 2008. 17 janvier 2008 : Nicolas Sarkozy adresse ses vœux aux pseudo représentants des religions et confirme ses sermons de Rome et Ryad.
Les charlatans reçus à l'Elysée le 17 janvier 2008 (Libération 18 janvier 2008) : 17 janvier 2008 : Nicolas Sarkozy souhaite faire entrer les pseudo représentants des religions au Conseil économique et social.D'après son article premier, le Conseil économique et social "examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles." Les religions seront donc conviées à faire des propositions au Gouvernement dans le domaine économique et social. Le CES siège au Palais d'Iéna à Paris. 13 février 2008 : Nicolas Sarkozy s'invite au dîner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France et plaide pour l'initiation des enfants à la religion.
Extraits du discours de Nicolas Sarkozy : 20 février 2008 : Emmanuelle Mignon, collaboratrice de Sarkozy, déclare dans VSD qu' "en France, les sectes sont un non-problème."A rapprocher de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le scientologue Tom Cruise en 2004, sachant qu'Emmanuelle Mignon est aussi l'auteure des discours de Saint-Jean-de-Latran, de Riyad et du Conseil représentatif des institutions juives de France (Le Monde 23 février 2008)... 23 février 2008 : Le chanoine Sarkozy adresse un message de félicitations pour l'ordination de quatre curés traditionalistes au Vatican.Les quatre ensoutanés appartiennent à l'Institut du Bon Pasteur dont le gourou est Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas du Chardonnet réintégré par Benoît XVI. 25 février 2008 : Dalil Boubakeur, serviteur docile de tout pouvoir, est décoré Commandeur de l'Ordre national du mérite par Nicolas Sarkozy.17 mars 2008 : Lors de l'hommage au dernier poilu de 14-18, Nicolas Sarkozy, Président des Croyants, se signe à plusieurs reprises.Décédé le 12 mars à l'âge de 110 ans, Lazare Ponticelli a reçu des funérailles nationales le 17 mars aux Invalides à Paris. Exécrant la guerre depuis sa participation à la boucherie mondiale de 14-18, l'ancien légionnaire n'avait accepté le principe d'un hommage national que deux mois auparavant. Durant toute sa vie il a refusé que son exemple devienne un motif de gloriole pour quelques charognards amnésiques et manipulateurs de l'opinion. Lors de la cérémonie, méprisant la neutralité qui incombe au Président d'une république laïque, Nicolas Sarkozy a plusieurs fois fait le signe de la croix (Le Monde 19 mars 2008), cet instrument de torture sur la vénération duquel s'est construit le christianisme. mars 2008 : cuisine casher à L'Elysée.D'après Paris Match, à l'occasion de la venue de Shimon Perez en France, un repas casher a été servi à l'Elysée, sous le contrôle d'un rabbin (fairelejour.org, 28 mars 2009). 24 avril 2008 : Nicolas Sarkozy assimile l'islamophobie au racisme.Le 90e anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale a été célébré le 24 avril au cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) par un discours de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, qui s'exprimait au nom de Nicolas Sarkozy. 148 stèles musulmanes du cimetière avaient été vandalisées le 6 avril et Nicolas Sarkozy a, une fois de plus, assimilé l'islamophobie, c'est-à-dire le rejet total d'une idéologie dangereuse (les textes et l'histoire de l'islam l'ont montré jusqu'au dégoût), avec l'antisémitisme et le racisme, qui sont des atteintes aux personnes : "Les actes commis ici ont un nom : c'est l'islamophobie que nous devons combattre avec la plus grande sévérité, au même titre que nous combattons fermement le racisme et l'antisémitisme." (Le Monde 25 avril 2008). La profanation de tombes est un acte raciste et l'assimiler à une simple contestation d'une religion est une manipulation intellectuelle. 12 juin 2008 : trois professionnels de la religion reçoivent la Légion d'Honneur.Malek Chebel, qui pratique le détournement de l'islam pour assurer sa médiatisation, et deux curés, Patrick Desbois et Alain Maillard de la Morandais, ont reçu la Légion d'Honneur des mains de Nicolas Sarkozy le 12 juin 2008. Présentés comme des hommes "libres et courageux", Chebel et Desbois ont été adoubés comme chevaliers et Maillard de la Morandais est devenu officier (AFP 12 juin 2008). 25 juin 2008 : Patrick Buisson, le conseiller occulte de Sarkozy.Comme l'explique Le Canard Enchaîné le 25/06/2008, Patrick Buisson est un conseiller discret de Nicolas Sarkozy. Patron de la chaîne Histoire (groupe TF1) et catholique traditionaliste, Patrick Buisson est un politologue issu de l'extrême droite. Après Pasqua, De Villiers, Minute et Valeurs Actuelles, il est maintenant aux côtés de Nicolas Sarkozy, qu'il avait pieusement accompagné au Vatican pour son intronisation comme chanoine de Latran. 21 août 2008 : Nicolas Sarkozy fait le signe de la croix aux Invalides.Dix soldats français sont morts en Afghanistan en août 2008, tués par des Talibans. Le 21 août, lors de la cérémonie aux Invalides à Paris, le chanoine Sarkozy n'a pas manqué de se signer devant les caméras, outrepassant les limites de sa fonction de chef de l'Etat, tenu à la neutralité en ces circonstances. Comme le 17 mars 2008 lors de l'hommage au dernier poilu de 14-18. 12-15 septembre 2008 : le chef de la plus ancienne dictature d'Europe accueilli en grande pompe (pas funèbre) par l'Etat.
Vendredi 12 septembre : Nicolas Sarkozy, multi-divorcé, et son épouse Carla Bruni, divorcée elle-aussi, ont accueilli Benoît XVI à son arrivée à l'aéroport d'Orly. Un entretien a ensuite eu lieu à l'Élysée, suivi d'une réception dans la salle des fêtes. Au cours de son discours apologétique devant Monsieur Tout-Blanc aux chaussures rouges, Sarkozy évoque à nouveau la "laïcité positive", comme il l'avait fait au Vatican, et s'extasie devant les efforts de Sa Saleté pour "soutenir la compatibilité entre la foi et la raison" ! De plus, en artisan très déterminé de l'intrusion du charlatanisme monothéiste à tous les niveaux de la société, Sarkozy a décidé que les gourous seront présents aux Etats généraux de la bioéthique de 2009 :
6 décembre 2008 : Nicolas Sarkozy rencontre le Dalai Lama.La rencontre entre le chanoine de Latran et celui qui est encore persuadé d'être la réincarnation d'un gourou antique a eu lieu à Gdansk en Pologne. Le Dalai Lama, nouveau pote de Sarkozy, a posé sur les épaules de celui-ci le kata, l'écharpe blanche tibétaine (lepoint.fr, 7 et 12 décembre 2008). 14 janvier 2009 : Nicolas Sarkozy assimile l'islamophobie au racisme.Suite à des violences commises en France en relation avec le bombardement de Gaza par l'armée israélienne, Nicolas Sarkozy a, comme à son habitude, intentionnellement confondu la critique d'une religion, c'est-à-dire une idéologie totalitaire, avec le racisme envers des individus : "L'antisémitisme et l'islamophobie seront condamnés avec la même sévérité" et "il n'y a pas de place dans la République pour des antisémites ou des islamophobes", a-t-il déclaré à Orléans (Le Parisien, 14 janvier 2009). 2 mars 2009 : Nicolas Sarkozy assimile l'islamophobie au racisme lors du dîner du CRIF.Rebelote lors du dîner du CRIF où Sarkozy a répété que "Les antisémites, les islamophobes, les racistes n'ont rien à voir, rien à faire sur le territoire de la République française" (AFP, 2 mars 2009). Assimiler la contestation et le rejet d'une religion (islamo-phobie) à une forme de racisme (caractérisation d'individus) est une manipulation intellectuelle. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas connu pour sa grande familiarité avec le monde des idées et des concepts. 22 juin 2009 : la burka ne serait pas un problème religieux pour le chanoine de Latran.Pour Nicolas Sarkozy, la religion ne peut engendrer le mal. La violence, l'oppression, le machisme, l'intolérance, se sont greffés sur elle malgré ses préceptes faits d'amour et d'eau fraîche, d'où l'explication, comme excroissances qui la dénaturent, des concepts d'extrémisme, d'islamisme, de fanatisme, etc. Dans l'imaginaire présidentiel, la mystification remplace l'Histoire et l'analyse critique des textes dits "sacrés" succombe à la contextualisation du propos et à la piraterie du sens par la parabole. C'est ainsi que dans son discours aux parlementaires réunis à Versailles (ce qui revient à installer les pieds de Marianne dans les chaussons de Louis XIV), le Père de la Patrie a affirmé que "le problème de la burka n’est pas un problème religieux". Ignorant à dessein les motivations des fanatiques, il poursuit : "La burka, ce n’est pas un signe religieux". Certes, il admet qu'il s'agit d'"un problème de liberté de la femme, c’est un problème de dignité de la femme", "c’est un signe d’asservissement, c’est un signe d’abaissement", mais la religion est débarrassée de cet encombrant accessoire et les apparences sont sauves. Le chef peut alors continuer à décerner les bons et mauvais points en déclarant que la burka "ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française. Nous ne pouvons pas accepter dans notre pays des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées de toute vie sociale, privées de toute identité. Ce n’est pas l’idée que la République française se fait de la dignité de la femme." Certes, mais, en contrepoint, si la burka est à proscrire, la religion, elle, peut (doit) continuer son œuvre de manipulation de l'individu et d'acoquinement avec l'État quand le premier représentant de ce dernier l'y encourage en lui enlevant toute responsabilité dans le voilement des femmes. Tout charlatan sait la force de l'argument hypocrite qui oppose la croyance prétendument détournée par des escrocs, à celle qui n'aurait pas été privée de sa pureté originelle et dont le charlatan fait commerce. Ce discours ne convainc que ceux et celles prêts à accepter placidement que ce brouillard de la pensée les berce d'un confort anesthésiant. 2 juillet 2009 : Sarkozy à la Mosquée de Paris pour la cérémonie d'hommage aux victimes de l'Airbus de Yemenia, tous considérés comme musulmans.Après le terrible accident de l'Airbus de la compagnie Yemenia au large des Comores (153 morts), Nicolas Sarkozy s'est rendu à la Mosquée de Paris le 2 juillet 2009 pour un hommage aux victimes, toutes considérées comme musulmanes. La cérémonie, présentée comme inter-religieuse avec la présence de représentants catholique, protestant et juif, a aussi été suivie par plusieurs membres du gouvernement : Brice Hortefeux (Intérieur), Jean-Louis Borloo (Ecologie), Dominique Bussereau (Transports) et Alain Joyandet (Coopération). L'assistance s'est dirigée dans la direction de la Mecque "pour entendre la prière de l'absent lue par l'imam dans laquelle il est notamment dit "Et fais bonne annonce aux endurants qui disent, quand un malheur les atteint : +Certes nous sommes à Allah et c'est à Lui que nous retournerons+" (versets 155 et 156 Sourate 2 du Coran)" (Le Point et AFP, 2 juillet 2009). Tous ceux qui sont si prompts à dénoncer des amalgames souvent imaginaires, sont restés muets sur la classification de tous les passagers comme musulmans, incluant, peut-être, des athées, des agnostiques et des adeptes d'autres religions. 11 janvier 2010 : la République s'agenouille à la messe d'enterrement de Philippe Séguin.La messe d'enterrement de Philippe Séguin a réuni une cohorte de ministres en l'église Saint-Louis-des-Invalides à Paris, à la suite du petit caporal de l'Élysée qui fut accueilli par l'archevêque de Paris André Vingt-Trois. Tout monarque sait que la bonne entente avec les curetons est une garantie de stabilité pour la classe des dirigeants. Avec la présence des anciens présidents Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et Gérard Larcher (président du Sénat), ainsi que des ministres François Fillon, Brice Hortefeux, Xavier Darcos, Fadela Amara, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot, Valérie Pécresse, Christine Lagarde, c'est bien la République qui a sagement écouté le gourou catholique. C'est aussi dans ce temple de la superstition et du fanatisme que Nicolas Sarkozy a prononcé l'éloge funèbre de l'ancien président de la Cour des Comptes qui fut aussi ministre des Affaires sociales et de l'Emploi et président de l'Assemblée nationale. 26 janvier 2010 : Sarkozy renvoie dos à dos les guerres de religions et l' "anticléricalisme d'Etat"Au cimetière militaire national Notre-Dame-de-Lorette à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais), Nicolas Sarkozy a renvoyé dos à dos les guerres de religions et l' "anticléricalisme d'Etat" dans une cérémonie d'hommage aux soldats français musulmans tués lors de la première boucherie mondiale, essentiellement au cours de la bataille d'Artois en 1915 : "Et notre pays, pour avoir connu non seulement les guerres de religions, mais aussi les luttes fratricides d’un anticléricalisme d’Etat, ne peut pas laisser stigmatiser les citoyens français musulmans." Et comme le caporal de l'Elysée n'en est pas à une récupération près (Maurice Thorez et sa main tendue aux croyants au congrés de l'UOIF de 2003, "héritier de Jaurès" pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2007, lecture de la lettre de Guy Môquet dans les écoles en 2007), c'est Aragon (La rose et le réséda) qui lui a tenu la plume : "Tous sous le même drapeau, ceux qui croyaient au ciel comme ceux qui n’y croyaient pas." 27 mai 2010 : à la faculté protestante de Paris, Sarkozy vante la théologie contre le charlatanisme
Tous les prétextes sont bons pour courtiser les mystiques et c'est pour inaugurer le fonds Paul Ricœur que Nicolas Sarkozy s'est rendu à la faculté protestante de Paris. Comme à chacun de ses déplacements en terrain superstitieux, Sarkozy ne s'est pas contenté de propos vagues à la politesse de circonstance mais a assuré complaisamment les pasteurs de son estime jusqu'à parer le protestantisme et les autres sectes de vertus imaginaires (cf son discours sur le site de l'Élysée) : 21 juin 2010 : Sarkozy assiste à une messe pour les sinistrés du Var.Des inondations d'une ampleur catastrophique ont causé la mort de vingt-cinq personnes dans le Var le 15 juin 2010. Six jours plus tard, Nicolas Sarkozy a assisté à une messe présentée comme œcuménique à Draguignan et célébrée par l'évêque du diocèse Fréjus-Toulon en hommage aux victimes. Sarkozy était accompagné du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et du secrétaire d'Etat à la Défense et maire de Toulon, Hubert Falco. Une fois de plus, l'éternelle collusion entre les religions et l'État use des manipulations les plus indécentes pour faire de toutes les victimes des chrétiens pas forcément consentants. Insupportable réquisition des individus, la mode des cérémonies religieuses, toujours frauduleusement présentées comme œcuméniques, est l'ultime exécration, de la part des autorités, de la liberté de penser en dehors d'un cadre religieux. Accaparer l'individu de sa naissance jusqu'à sa mort est la mission totalitaire de toute religion. 7 septembre 2010 : Sarkozy souhaite un bon Aïd-el-Fitr aux musulmans.Le message du Président d'une République autrefois moins cléricale a été lu par le Préfet Christian Lambert lors du repas de l'Iftar organisé par l'Union des Associations Musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM-93) à Noisy-Le-Grand (source : UAM 93). 30 septembre 2010 : Sarkozy à la basilique de Vézelay.
A l'occasion du déplacement de Sarkozy à la basilique de Vézelay, le journaliste Arnaud Leparmentier rappelle sur son blog "L'Élysée côté jardin" que c'est de Vézelay que saint Bernard a prêché la seconde croisade. Sans surprise, Nicolas Sarkozy a ressassé sa vision particulière de l'histoire de France : « Quand on regarde le long manteau des églises, des basiliques et des cathédrales sur notre territoire, on voit bien l'influence de l'héritage chrétien dans l'histoire de France ».
1er octobre 2010 : Le film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux est projeté à l’Elysée.
Avec, dans le public, un alibi culturel (Frédéric Mitterrand, ministre de la culture), un responsable du renseignement à l’Elysée (Bernard Bajolet) et un curé (Philippe Verdin, co-auteur avec le protochanoine de "La République, les religions, l’espérance").
8 octobre 2010 : Sarkozy rencontre Benoît XVI au Vatican et se surpasse avec cinq signes de croix et une prière Notre Père.
Nicolas Sarkozy ne s'est pas contenté d'aller serrer la pogne de son pote aux fameuses pantoufles rouges. Il a multiplié les signes d'allégeance à la secte romaine avec cinq signes de croix et une prière Notre Père !
3 mars 2011 : Sarkozy au Puy-en-Velay.
Pousuivant dans le raccolage actif des voix catholiques, le caporal-chef de l'Élysée s'est rendu à la cathédrale du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Dans son discours, qui s'est plutôt apparenté à une homélie, ce temple de la superstition et du fanatisme devient "un formidable viaduc spirituel lancé vers le Ciel" qui ne se résumerait pas à une prouesse architecturale mais serait "inspiré" (au sens mystique du terme) et aurait "transfiguré l'œuvre de la nature". Aucun mot n'est trop fort, aucune formule n'est trop ridicule, aucun élan n'est trop niais pour s'immerger dans le verbiage superstitieux qui fit la fortune de la secte romaine. Plus politique, Sarkozy vante ensuite les efforts de l'État pour la restauration des cathédrales en célébrant "l'apport de la Chrétienté à notre civilisation" comme une évidence dont on devrait être reconnaissant, genou à terre et regard humble. Comme, en d'autres lieux, il avait tenté de récupérer Jean Jaurès, Guy Moquet et d'autres, cette incursion dans la sauvegarde du patrimoine lui fait, cette fois, s'accaparer l'anticlérical Ernest Renan. Nicolas Sarkozy n'en est pas à une perfidie près pour s'attirer les faveurs d'un électorat qui le fuit de plus en plus. Cynique, il ose une provocation supplémentaire en faisant de la laïcité la fille de l'Église : "La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque."
14 avril 2011 : Après avoir prévu d'assister à la béatification de Jean-Paul II, Sarkozy renonce.JP2 a été béatifié le 1er mai sans les agenouillements du pèlerin Sarkozy. La presse a annoncé le 14 avril que celui-ci a finalement renoncé à faire le déplacement au Vatican. Le Premier ministre François Fillon l'a remplacé. 19 juillet 2011 : Une messe officielle pour des soldats tués en Afghanistan.Sept soldats français ont été tués en Afghanistan du 11 au 14 juillet 2011 et une messe d'hommage a été célébrée en l'église Saint-Louis-des-Invalides à Paris. Nicolas Sarkozy et une partie du gouvernement y ont assisté (lemonde.fr 19 juillet 2011). 4 octobre 2011 : Sarkozy poursuit son tour de France des religions par l'étape protestante.
Le caporal de l'Élysée a visité le musée du Désert à Mialet dans le Gard puis s'est rendu à Alès pour l'habituelle livraison de flatteries, pour les protestants cette fois. Le succès systématique de ces acrobaties verbales témoigne d'une excellente connaissance de l'exercice du pouvoir : la fonction de président consiste précisément à gratifier le peuple de son lot de flagorneries et de promesses pour mieux acheter sa servilité. Le Président a parlé aux protestants, les protestants sont contents et le Président aussi. On le comprend aisément : Sarkozy leur a attribué la paternité de la défense de la liberté de conscience et il a validé la notion de blasphème !
6 janvier 2012 : la fête de Jeanne d'Arc.Le Front National a été doublé par son ombre : Nicolas Sarkozy a célébré Jeanne D'Arc le 6 janvier alors que les sbires de Jean-Marine Le Pen n'ont pu faire de même que le lendemain. A l'occasion du 600e anniversaire de l'adolescente illuminée, Sarkozy s'est rendu à Domrémy-la-Pucelle (Vosges) et à Vaucouleurs (Meuse). Pour que l'escapade soit complète, il aurait aussi été bien inspiré d'aller apporter quelques tisons à Rouen où les Anglais, qui ne l'ont pas crue, l'ont cuite en 1431. Deux photos du cul-bénit de l'Élysée : en recueillement devant Jeanne D'Arc et devant une statue de la légendaire Vierge Marie. 25 janvier 2012 : Les vœux aux responsables religieux.
Une petite foire religieuse s'est tenue au Palais de l'Élysée le 25 janvier pour entendre les bons vœux du pontife local à l'occasion de la nouvelle année. On y a trouvé du catholicisme, du protestantisme, du christianisme d'Orient, de l'islam, du judaïsme, et même du bouddhisme. Sikhs, hindous, astrologues, numérologues et autres charlatans ont dû se contenter de la vidéo disponible sur elysee.fr.
9 février 2012 : Sarkozy accorde la Légion d'honneur à un cardinal et à un responsable musulman.La braderie républicaine délivre régulièrement sa quincaillerie à tous ceux dont on souhaite l'allégeance à l'ordre. Le 9 février, ce fut au tour de l'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, et du président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohammed Moussaoui, de se voir décorés des breloques inventées par Napoléon Bonaparte. A propos de ces rubans colorés, voir le numéro de L'Assiette au beurre réalisé par Jossot en 1903 et intitulé, justement, Passementerie. 11 février 2012 : Sarkozy en remet une couche sur l'héritage chrétien de la France.Dans un entretien au Figaro Magazine (10 février 2012), le chanoine de l'Élysée a repris une méthode dont il espère qu'elle portera ses fruits en mai 2012. Quelques jours après, le ralliement de Christine Boutin à sa candidature à l'élection présidentielle a inscrit un peu plus sa stratégie dans une recléricalisation du pays. Dans Le Figaro Magazine, à propos de son discours du Latran, Sarkozy ressasse le même refrain déjà maintes fois entendu : "la France a des racines chrétiennes, et mêmes judéo-chrétiennes, c'est une réalité historique qu'il serait absurde de nier! Voyez le long manteau d'églises et de cathédrales qui recouvre notre pays. La France est née de la rencontre entre la volonté des rois et celle de l'Église. Jeanne d'Arc, dont on vient de fêter le 600e anniversaire de la naissance, est au carrefour de cette double volonté. Dire cela ne signifie pas qu'on appartient à une Église, ni qu'on adhère moins aux valeurs de la République ou au principe de laïcité. N'amputons pas la France d'une part de son histoire." Nicolas Sarkozy rêve tout haut en admirant ce qu'il croit être un "long manteau d'églises et de cathédrales qui couvre notre pays". Ce manteau poussiéreux est de moins en moins revêtu par des croyants en raréfaction accrue. 3 mars 2012 : Sarkozy, la France et les églises.Dans son déplacement à Bordeaux en tant que candidat à l'élection présidentielle, Sarkozy a rabâché le fantasme d'une France chrétienne (discours) : "il faut considérer, mes chers amis, nos jours fériés, il faut considérer la place qu’occupent dans nos villages et dans nos villes les clochers de nos églises et les tours de nos cathédrales ; il faut considérer nos habitudes alimentaires, notre conception de la morale, il faut les considérer, entendez-moi bien, non pas comme des faits religieux mais comme des faits de civilisation, la civilisation de la République française." Avec, au préalable, un détournement sournois de la laïcité : "La République protège toutes les religions." Faux : la République ne protège pas les religions mais garantit la liberté de croire ou de ne pas croire ainsi que la liberté de pratiquer un culte. 14 mars 2012 : A la Mosquée de Paris, Nicolas Sarkozy oublie les soldats africains non-musulmans.Mis à jour le 16 mars 2012. |
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