Le nouveau pape François :
un ami de la dictature argentine





Le 13 mars 2013, l'archevêque de Buenos Aires Jorge Mario Bergoglio a été élu gourou suprême de la secte catholique. Le nouveau pape a adopté le pseudonyme de François et il n'est pas un inconnu pour les victimes de la dictature argentine, qui a sévi de 1976 à 1983, par sa complicité avec les tortionnaires.

Dans son livre Iglesia y dictadura (Église et dictature, 2006), Emilio F. Mignone écrit à la page 158 :
"En quelques occasions, le feu vert a été donné par les évêques eux-mêmes. Le 23 mai 1976 l'infanterie de Marine a arrêté dans le quartier de Bajo Flores le prêtre Orlando Iorio et l'a maintenu dans le statut de "disparu" pendant cinq mois. Une semaine avant son arrestation, l'archevêque Aramburu lui avait retiré sa charge de prêtre, sans raison ni explication. Par divers propos entendus par Iorio durant sa captivité, il apparaît évident que l'armée a interprété cette décision et, probablement, quelques manifestations critiques du provincial jésuite Jorge Bergoglio comme une autorisation pour agir contre lui. Les militaires ont, sans aucun doute, averti les deux prélats au sujet de sa supposée dangerosité."

Une enquête plus approfondie sur Bergoglio a été effectuée par le journaliste Horacio Verbitsky dans son ouvrage El silencio (Le silence) paru en 2005. Dans un entretien paru dans rionegro.com.ar le 10 avril 2005, Horacio Verbitsky fait le compte de sa complicité avec la dictature :
Rio Negro : "La complicité avec la dictature du cardinal actuel Bergoglio et de celui d'alors Monseigneur Emilio Grasselli est la plus grande expression d'un lien de cette nature entre des dignitaires de l'Église catholique et la dictature ?"
Horacio Verbitsky : "Oui, à cause de ce qui a été pratiqué à l'île "Le silence" (lieu de repos de l'Archevêque de Buenos Aires cédé à la Marine comme camp de concentration). Mais dans un sens plus large, non... Un exemple de complicité avec les méthodes de répression a été donné par le Troisième Corps d'armée avec commandement à Córdoba. Là-bas les aumôniers militaires ont participé aux interrogatoires des détenus et leur disaient, comme un baume, que le cardinal Primatesta avait négocié avec le général Benjamín Menéndez que la torture ne durerait pas plus de 48 heures, car "plus de 48 heures relève du vice", et ces 48 heures étaient plus que suffisantes pour obtenir des informations."
Puis à propos de Bergoglio :
Horacio Verbitsky : "C'est un homme très cultivé et j'ai eu de bonnes relations avec lui, et dans le livre je le remercie pour sa collaboration avec moi. Mais malheureusement pour Bergoglio, j'ai trouvé à la Chancellerie les documents qui l'impliquent directement dans la répression en terme de complicité formelle. Il félicitait les prêtres qui faisaient un travail social important et après il les dénonçait comme subversifs aux militaires. Je n'ai rien inventé !... Ce sont les documents officiels de la dictature qui le disent !"

Horacio Verbitsky relie ainsi Jorge Mario Bergoglio avec la séquestration des prêtres Yorio et Jalics, ce qui le conduit à affirmer que le désormais pape était présent lors de l'interrogatoire d'un de ces deux jésuites en 1977 (Clarín, 26 février 2005).



13 mars 2013
Pochoirs à Buenos Aires (2007)



"24 mars 1976
Ils ne passeront pas
Plus jamais ça"




"Plus jamais ça ?"




"C'est la faute du Vatican"



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