Hypocrisie et obscurantisme de l'islam à Bagdad




Les pillages qui ont suivi l'arrivée de l'armée des USA à Bagdad ont montré l'islam sous un jour moins glorieux que celui d'une religion d'amour et de paix. Le 9 avril 2003 l'armée des USA entre dans Bagdad et les scènes de joie des bagdadis ravissent les médias avides d'informations nouvelles espérant qu'elles soient un peu moins formatées par les services de désinformation des armées anglaise et étatsunienne. Pourtant, la liesse populaire laisse rapidement la place à des pillages dont les conquérants se soucieront peu.

L'intrusion d'individus dans des lieux auxquels ils n'avaient normalement pas accès a permis de révéler l'islam dans sa réalité quotidienne avec ses bassesses, son hypocrisie et son obscurantisme. Ainsi, le domicile d'un responsable chiite a été investi par les habitants qui n'ont pas manqué de visiter sa cave : quantité de bouteilles de vin de grand prix (boisson haram en islam !) en ont été mises au jour, exhibées à la population et dégustées sur le champ (les interdits alimentaires n'avaient apparemment plus cours). Pour une grande partie, il s'agissait de grand crus de Bordeaux, le religieux ne dédaignait pas les plaisirs de ce monde. Il est vrai que le Coran promet le croyant à une vie de plaisirs alcoolisés au paradis. Le dignitaire chiite n'a fait que hâter le processus, pronostiquant que, finalement, le paradis ne lui était peut-être pas automatiquement promis...

Plus grave, le musée archéologique de Bagdad a été dévasté, à partir du 11 avril, autant par des pillards venus enlever des pièces pour les revendre que par des iconoclastes animés par la rage de faire disparaître toute trace de la brillante civilisation irakienne antérieure à l'islam. Interrogé sur France Inter le 13 avril 2003 à 13h, le député UMP Didier Julia, en fin connaisseur du patrimoine archéologique du Moyen Orient, s'est alarmé de cette furie à occulter tout un pan de l'histoire d'une région où est née la civilisation et l'écriture à la seule fin de détruire ce qui ne s'accorde pas avec l'islam. Le député s'était rendu à plusieurs reprises récemment en Irak ce qui avait suscité l'ire de l'Elysée. Les saccages ont réduit en miettes quantité de statues et de tablettes de cunéiformes témoins de l'extraordinaire histoire de la Mésopotamie (Babylone, Sumer, Accad, Assyrie, etc.). L'Irak est (était ?) le seul pays de la région à faire commencer ses manuels d'histoire 3000 ans avant l'apparition de l'islam. La destruction des deux grands Bouddhas en Afghanistan en 2001 relève de la même imbécillité et on la rapprochera de l'exemple donné par le "prophète" lui-même qui, à son arrivée à La Mecque, avait brisé les idoles adorées par le peuple afin de mieux le convaincre qu'"il n'y a de Dieu que Dieu" (admirer l'incohérence de la formule qui consiste à définir un concept à partir de lui-même).

L'islam, comme les autres religions, ne supporte pas la coexistence sur son sol d'autres formes de croyances, d'autres opinions, et préfère réécrire l'histoire en effaçant ses plus belles pages. Maintenir les croyants dans l'ignorance de leur passé et les cerner d'interdits alimentaires les asservit pour l'éternité et garantit aux chefs un pouvoir sans contestation.


Avril 2003


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